Compte rendu du café de l'intégration du vendredi 30 Mars 2012 PDF Print E-mail

 

 

 

Ce vendredi 30 mars 2012, à partir de 17h30, l’association le Repère Francophone a organisé le Café de l’Intégration, rencontre mensuelle d'échanges et de réseautage entre les francophones de divers horizons. En effet, celle-ci a eu lieu au Centre Communautaire Bonsor Recreation à Metrotown.

A cette occasion, le Comité Exécutif de l’association avait invité M. Honoré Gbédzé, Directeur de publication du journal « The Afro News », à venir présenter un exposé à l’intention des participants. L’intéressé avait accepté volontiers l’invitation et son exposé avait pour thème : « Comment s’intégrer économiquement au Canada par l’entrepreneuriat ? »

Après l’arrivée des participants, le Président de l’association et Maître de cérémonie, M. Germain Tanoh, a pris la parole pour souhaiter la bienvenue aux participants et leur présenter brièvement la biographie du conférencier. En effet, celui-ci est né au Togo (en Afrique occidentale) dans la province de Agou. Son père était professeur et sa mère commerçante. Déjà à l’âge de huit ans, il a appris à travailler, à gagner sa vie afin d’être autonome. Plus tard, il a décidé d’immigrer au Canada, où il est arrivé en 2000. Comme la plupart des nouveaux immigrants, M. Honoré Gbédzé a été confronté à plusieurs obstacles, mais il est parvenu à les surmonter progressivement. Cela n’a étonné personne puisqu’il a hérité de ses parents le courage, la persévérance et l’esprit d’entreprise. La preuve en est qu’il a créé, non sans difficulté, un journal mensuel très connu à travers tout le Canada : « The Afro News ». Il est également le fondateur, en 2007, d’un organisme à but non lucratif, Sage Foundation, dont le but est d’encourager les meilleurs étudiants immigrants en leur accordant une bourse d’études.

 

Après avoir écouté cette brève biographie de l’invité du jour, le public a suivi avec beaucoup d’intérêt l’exposé détaillé de M. Honoré Gbédzé. En effet, celui-ci a d’abord retracé, avec beaucoup d’enthousiasme, son parcours d’immigrant africain depuis son arrivée au Canada jusqu’à la création de son journal mensuel. Il n’a pas omis d’énumérer plusieurs difficultés qu’il avait rencontrées et les voies de solutions qu’il avait adoptées pour s’en sortir. La leçon qu’il en a tirée, a-t-il souligné, est qu’il ne faut jamais baisser les bras dans la vie.

La seconde partie de son intervention consistait à dévoiler au public son secret de réussite en entrepreneuriat. Il se résume en quatre points suivants : avoir l’esprit de créativité ; bien connaître le Canada et son système fédéral, provincial et territorial ; disposer d’un bon plan d’affaires et d’un budget adéquat avant de procéder à l’enregistrement de son entreprise ; enfin, privilégier le partenariat avec d’autres entrepreneurs. Il est vrai que, du début à la fin de son exposé, M. Gbédzé a réussi à captiver l’attention du public grâce à son discours illustré par des exemples tirés de son expérience personnelle.

Au cours de la séance du débat et des échanges, il a répondu avec clarté et spontanéité à plusieurs questions des participants. Il n’a pas manqué de rappeler que bon nombre de milliardaires connus à travers le monde ont bien réussi après avoir connu beaucoup de déboires. Par la suite, quelques participants ont pris la parole, à tour de rôle, pour souligner justement la nécessité pour les immigrants de créer, dans un premier temps, de petites entreprises en s’inspirant des expériences positives des uns et des autres.

Enfin, le débat a été clôturé par une allocution de remerciement à l’endroit de l’invité et de tout le public, prononcée par le Maître de cérémonie, M. Germain Tanoh. Puis, il a convié les participants à un cocktail d’amitié, au cours duquel les échanges et les discussions ont continué dans une atmosphère détendue et très conviviale. Comme c’était prévu, la rencontre a pris fin à 19h30.

A propos de l’auteur : Dr. Juvénal Barankenguje est chercheur à la Faculté d’Éducation de l’Université Simon Fraser. Il est également enseignant de français langue seconde depuis plusieurs années. De plus, il a toujours été à la fois actif et bénévole dans des organisations à but non lucratif. Notamment Le Repère Francophone dont il est le Vice-président et Co-fondateur. Il peut-être joint au This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it ou www.lerepere.ca.

 

Cette activité a été rendu possible grâce à un financement du gouvernement du Canada. Le Repère Francophone tient à exprimer sa reconaissance et gratitude envers le gouvernement du Canada pour ses inlassables efforts pour l'intégration des communautés minoritaires francophones au Canada.

 

 
La nécessité d’une nouvelle définition du bénévolat PDF Print E-mail

Le 28 septembre 2011, les membres du Canadien Club de Vancouver, ont organisé un déjeuner à l’honneur du gouverneur général du Canada, son Excellence le très honorable David Johnston. La réception a eu lieu au Centre Ismaili situé à Burnaby. Une réception très solennelle et empreinte de beaucoup de générosités, en jugé par le service exceptionnel offert par les bénévoles de la communauté ismaélite. Le gouverneur général a prononcé un brillant discours sur une composante fondamentale de notre société, qui constitue pour lui l’un des piliers de son mandat comme gouverneur général : il s’agit du bénévolat et de la philanthropie.

Le bénévolat est une pratique très ancrée dans la culture Canadienne. Sa pratique ouvre des portes sur de nouvelles opportunités. La société dans son ensemble, profite beaucoup du travail des bénévoles. Des grands changements et innovations ont pu voir le jour au Canada grâce à l’apport des bénévoles. Les personnes qui pratiquent le bénévolat sont unanimes pour reconnaitre les effets bénéfiques suivants :

  • Une amélioration de leur manière de communiquer.
  • L’acquisition d’expérience professionnelles.
  • L’intégration dans des réseaux professionnels ou communautaires.

Cependant, la valeur ajoutée du bénévolat n’est pas aussi claire pour tout le monde. En particulier, le nouvel arrivant au Canada. Le gouverneur général l’a si bien reconnu, lorsqu’il dit : « Ce n’est pas le désir ou la motivation qui leur manque, ces gens, comme les Canadiens et Canadiennes de longue génération, sont aussi soucieux de participer à la prospérité du Canada… Toutefois, nous sommes partagés entre notre désir d’aider autrui et le besoin de gagner notre vie.» Pour un père ou une mère avec des enfants, il ne s’agit pas seulement de gagner sa vie mais aussi de gagner la vie de ses enfants. D’où selon le gouverneur, la nécessité de trouver une nouvelle définition du bénévolat qui va au-delà de l’altruisme.

Au delà des motivations individuelles, le bénévolat constitue un ciment qui renforce les communautés. Face à leur destin, les communautés n’ont d’autre choix que de s’assumer elles-mêmes et ne pas toujours attendre la manne nourricière de l’état. Le bénévolat est une voie qui peut aider les communautés et individus à occuper la place qui leur revient dans notre pays. Cela leur demande de puiser dans leurs propres ressources. Ci-dessous cinq voies par lesquelles nous pouvons y parvenir et influencer notre société:

  1. Lire les journaux: Soyez informer de ce qui se passe dans votre communauté, connaissez les principaux acteurs de la communauté et les défis auxquels elle est confrontée.
  2. Adhérer à une organisation communautaire: Devenez un membre actif en servant par exemple dans des comités de travail ou dans le conseil d’administration, en organisant des projets communautaires, ou en recrutant des nouveaux membres.
  3. Voter pendant les élections: Faîtes bon usage de votre droit de vote, supportez un candidat aux élections en distribuant des pamphlets, en participant à des débats ou présenter le candidat à vos amis.
  4. Contribuer financièrement: Participer ou organiser des levées de fonds pour soutenir une organisation communautaire ou pour une campagne politique.
  5. Faire du bénévolat: Lancer une organisation communautaire ou initier un groupe de travail pour proposer des solutions à un problème que vous avez identifié dans votre communauté.

A ces cinq voies, il faut ajouter une sixième, mentionnée par le gouverneur dans son discours : il s’agit de l’innovation sociale. Une voie que nous devons tous emprunter pour relever les défis sociaux de demain. Et voici comment il le définit : « L’innovation sociale vise à concevoir de nouvelles idées pour améliorer notre façon de faire du bénévolat et des dons… de nous remettre en question et de remettre nos institutions en question afin de découvrir comment faire mieux. »


A propos de l’auteur : Dr. Germain Tanoh est un éducateur et entrepreneur. Il a toujours été actif comme bénévole et leader dans de nombreuses organisations civiques et communautaires. Notamment Le Repère Francophone dont il est le Président et co-fondateur.